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La Cour de Justice de la République (CJR) se rapproche pour Edouard Balladur et François Léotard dans l'affaire Karachi. Le parquet de Paris a estimé lundi que la poursuite des investigations susceptibles de conduire à une mise en cause de l'ex Premier ministre et de son ex-ministre dans l'affaire Karachi «devra se dérouler devant» la Cour de justice de la République (CJR), l'organe chargé d'enquêter et de juger des ministres pour des actes commis dans l'exercice de leur fonction.

Les juges financiers en charge de cette affaire, Renaud Van Ruymbeke et Roger Le Loire, avaient sollicité le 16 décembre l'avis du procureur de la République François Molins sur la compétence de la CJR. Ils devraient transmettre prochainement à la Cour les dossiers de l'ancien chef du gouvernement et de son ministre de la Défense de l'époque. Dans ce dossier, Edouard Balladur est soupçonné d'avoir financé sa campagne présidentielle de 1995 par l'utilisation de rétrocommissions occultes liées des contrats d'armements avec le Pakistan et l'Arabie Saoudite ou par le recours aux fonds secrets de Matignon.

Pas d'élément contre Sarkozy à l'heure actuelle

Les magistrats Van Ruymbeke et Le Loire ont déjà mis en examen plusieurs personnes, notamment les intermédiaires Ziad Takieddine et Abdulrahmane el Assir, et plusieurs membres de l'entourage d'Édouard Balladur comme Nicolas Bazire, Thierry Gaubert et Renaud Donnedieu de Vabres. En revanche, selon des sources proches du dossier, il n'y a pas d'éléments permettant pour l'heure de poursuivre Nicolas Sarkozy, qui était alors ministre du Budget.

L'attentat de Karachi, le 8 mai 2002, qui a coûté la vie à 15 personnes dont 11 ouvriers français de la DCN, est l'objet d'une enquête distincte du juge Marc Trevidic, en charge du volet terroriste. La thèse d'un attentat islamiste avait longtemps été privilégiée, avant que le magistrat ne réoriente l'enquête en 2009 vers l'hypothèse de représailles à l'arrêt du versement de commissions liées à la vente de sous-marins au Pakistan.






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