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Une information judiciaire a été ouverte après la mort d'un homme de 32 ans, abattu par des policiers, dans la nuit du dimanche 15 au lundi 16 décembre à Cayenne (Guyane). Le procureur de Cayenne,

Ivan Auriel, a révélé que Carlos Da Silva Batista avait été touché mortellement par cinq balles. «On a dénombré cinq orifices d'entrée. Toutes les balles ont été tirées de face», a indiqué le procureur.

Le drame s'est produit après qu'une patrouille de police a été «hélée», selon le parquet, par le vigile d'un dancing. Il leur signale qu'un homme armé vient d'être expulsé de l'établissement. Selon leurs déclarations, les policiers souhaitaient contrôler l'identité de l'individu, lorsque ce dernier «a soulevé son tee-shirt, dévoilant une arme de poing qu'il a brandie face aux policiers», a raconté le procureur.

L'arme de la victime n'était pas chargée

La police a ouvert le feu une première fois : l'homme est tombé. Les policiers ont de nouveau fait feu, s'estimant encore menacés. Deux des trois fonctionnaires ont reconnu avoir tiré : une femme policier aguerrie, originaire de métropole, et un jeune adjoint de sécurité, né en Guyane, en contrat depuis trois ans.

Or, l'enquête a révélé que l'arme du défunt n'était pas chargée, a confirmé le procureur. «Son comportement cette nuit-là, nous paraît totalement irrationnel», a commenté le magistrat. Une information judiciaire a été ouverte pour «homicide par agents de la force publique».


Cayenne : un contrôle d'identité qui tourne mal

Les deux policiers qui ont tiré sont sortis libres de leur garde à vue lundi en début de soirée, sans faire l'objet de poursuites. Cette libération a provoqué la colère d'une vingtaine de jeunes du quartier «La Mâtine» de Cayenne, où vit la famille du défunt. Ces jeunes avaie,nt jetté des projectiles sur les forces de l’ordre, selon Guyane1ere.fr. Le procureur a précisé être «à la recherche de témoins directs de ce drame», autres que les policiers. A ce jour, le vigile qui a prévenu la patrouille la nuit du drame, et «pourrait apporter un témoignage visuel», ne s'est «toujours pas manifesté», a regretté le magistrat.



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