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Les médias dominants commencent à diffuser des informations relative au déploiement de forces de l’Otan en Syrie dans le cadre d’une drôle de coalition bis  contre Daech, parallèle à celle déjà à l’oeuvre sur le terrain, menée par l’Axe Moscou-Damas-Téhéran.

Opération Cheval de Troie


Non seulement ces informations sont erronées mais semblent encore s’inscrire dans le cadre d’une guerre psychologique visant moins Damas que les opinions publiques occidentales.

Jusqu’à la minute où nous rédigeons ces quelques lignes, aucune force de l’Otan n’est déployée en Syrie. La raison en est simple: La Syrie dont les forces armées contrôlent encore plus ou moins la plupart des centres urbains, le littoral méditerranéen et les deux principaux axes de communications entre le Nord et le Sud du pays, écarte de manière définitive l’idée même de toute concession d’une base militaire à un pays de l’Alliance Atlantique.

A fortiori quand les forces de cette dernière,  déployées essentiellement en Turquie méridionale et à Chypre, figurent en bleu sur les cartes de l’état-major syrien et donc classées « hostiles » (les forces syriennes et alliés sont en rouge).

Qu’en est-il sur le terrain?

Des dizaines de membres des forces spéciales US opèrent au sein des combattants de certaines formations armées kurdes autour de la région de Kobané/Aïn Al-Arab à l’extrême Nord de la Syrie. Basés en Turquie et au Kurdistan irakien, ces éléments assistent les combattants kurdes mais agissent comme des agents de liaison avec certains groupes rebelles syriens radicaux.

Les services spéciaux turcs opèrent à l’extrême Nord de la province (Gouvernorat) de Lattaquié. Ils sont assisté par des groupes paramilitaires ultranationalistes et des escadrons de la mafia. Un des chefs des Loups Gris aurait exécuté l’un des deux pilotes du bombardier Sukhoï Su-24 M russe abattu par la chasse turque.

Mais l’avancée des troupes syriennes avec l’appui aérien tactique russe dans les confins frontaliers syro-turques et non loin d’une région turque revendiquée par la Syrie depuis longtemps ont largement réduit les capacités de manœuvre des services spéciaux turcs.

Ces derniers rencontrent également d’immenses difficultés dans le Gouvernorat d’Alep, objet d’une vaste contre-offensive gouvernementale avec l’appui aérien russe et une assistance technique iranienne. Il est à rappeler que la plupart des membres des services spéciaux hollandais, britanniques, français et Arabes avaient quitté la Syrie en juillet 2013.

Une grande agence de presse a rapporté que 1800 soldats Allemands allaient être déployés en Syrie. Mais où? A Damas, entre un Su-27 Flanker et un Mig-29 Fulcum russes? A moins d’être déployés à Al-Riqqa, capitale autoproclamée de Daech…?

En réalité, Berlin va déployer ces personnels en Turquie. Tout comme les autres pays de l’Otan.
Reste l’énigme militaire britannique et elle n’est pas des moindres. Londres prépare un plan assez spécial où des forces terrestres régionales assistées par une petite force de l’Otan fera semblant de s’attaquer à Daech avant de s’abattre sur les forces armées syriennes.

Une sorte de remake du stratagème du Cheval de Troie. Deux sénateurs bellicistes US, Lindsay Graham et John McCain ont déjà défini qui composera ces forces régionales:

L’armée turque, saoudienne (même s’ils reconnaissent que ce sera pas facile pour Ryad d’y participer), la Jordanie et peut-être l’Egypte. Cette force terrestre aura un effectif variant entre 70 000 et 100 000 hommes, incluant un noyau dur de 4500 à 9000 hommes fournis par les USA,  la Grande Bretagne, l’Allemagne et la France, couverts par des portes-avions US, britannique et français en Méditerrannée Orientale.

Seul souci: la stratégie suivie par l’axe Moscou-Damas-Téhéran vise depuis le début à mettre en échec une agression étrangère directe ou indirecte ayant pour objet le renversement du régime en Syrie. Le déploiement de plusieurs types de systèmes de défense antiaérienne en Syrie dont des C-400 Триумф (S-400 Triumph), Pantsir S-1, Système Fort (S-300) ou le renforcement des capacité de la chasse (renforts de Sukhoï Su-30 SM et depuis une semaine de dizaines de Su-27 Flanker) vise à parer à cette éventualité, jugée fort imminente depuis 2012.



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