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Le parquet de Grasse a annoncé qu'un des ossements, retrouvé parmi ceux de quatre personnes, repêchés en mer en février près d'Antibes (Alpes-Maritimes) n'était finalement pas celui de Stéphane Hirson, disparu en 1994, contrairement à ce qui avait été annoncé début novembre. La nouvelle a bouleversé la famille qui a exprimé sa «colère».

«On repart à zéro, c'est la colère toujours», notamment contre la justice et la police, a déclaré Valérie Cormier Magraner, proche cousine du disparu. «J'ai eu des condoléances, des amis de la famille par exemple, ou dans les commentaires sur les sites internet», a-t-elle expliqué.

«Ils ont refait des tests ADN» avec des échantillons «du papa, de la maman et des frères», a-t-elle poursuivi. Cette fois «ils disent qu'ils sont sûrs, mais comment y croire?», s'interroge-t-elle, «un coup c'est blanc, un coup c'est noir». «Vingt ans après on ne sait pas où est Stéphane. A tort ou à raison, pour moi il est toujours vivant», ajoute cette femme, qui affirme que la mère du jeune homme n'a jamais perdu espoir pendant 20 ans. Elle a refait sa vie à l'étranger  mais ne souhaite pas s'exprimer. Mme Cormier Magraner, qui avait déjà expliqué en novembre son écœurement d'avoir été mise au courant de la découverte des ossements par la presse, «aimerait savoir» qui est à l'origine de la «fuite» d'une information qui est erronée.

Stéphane, un jeune homme aux cheveux blonds et aux yeux bleus avait quitté le domicile parental le 11 février 1994 à 7 heures pour rejoindre un ami à la gare de Meaux (Seine-et-Marne) et aller à l'ANPE. Il n'est jamais arrivé au rendez-vous. On connait son visage souriant, affiché aux côtés d'autres enfants disparus dans les gares, les aéroports, les commissariats. Stéphane Hirson, avait  disparu à l'âge de 17 ans, non loin de son domicile à Lagny-sur-Marne (Seine-et-Marne).

La longue et douloureuse attente de ses proches avait été teintée d'espoir en février dernier. Des ossements de quatre personnes retrouvés près d'Antibes (Alpes-Maritimes), selon le parquet de Grasse, en charge de l'affaire. Plusieurs os, dont un crâne portant la mystérieuse inscription «mort aux pédophiles», avaient été retrouvés les 10 et 27 février 2013 par un plongeur puis des gendarmes à six mètres de fond près d'un chemin côtier.

Des os avec l'inscription «Mort aux pédophiles»

Les premiers tests ADN avaient révélé qu'ils appartenaient à deux hommes et deux femmes. Un humérus retrouvé avait été indiqué comme étant celui de Stéphane Hirson. L'ADN de cet ossement correspondait à celui de la mère du disparu, selon l'expert qui avait précisé dans son rapport : «La probabilité de maternité est supérieure à 99,95%». Ce qui a finalement été infirmé par les dernières analyses.

Le procureur de Grasse avait annoncé début novembre l'ouverture d'une information judiciaire pour homicides volontaires, séquestrations, enlèvements et recel de cadavres».





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