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Des élus issus de différents bords politiques se sont retrouvés dans la soirée du 19 juin à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) pour une réunion publique destinée à lancer la collecte des signatures contre la privatisation d'Aéroport de Paris (ADP).

Objectif de la réunion : lancer la campagne pour rassembler les 4,7 millions de signatures nécessaires pour organiser un référendum d'initiative partagée (RIP) contre la privatisation d'ADP. Assis sur la scène de la Bourse du travail, devant environ 250 personnes dont quelques syndicalistes agitant à l'occasion des drapeaux de la CGT : les députés Les Républicains (LR) Gilles Carrez et François Cornut-Gentille, les députés La France insoumise (LFI) Clémentine Autain et Eric Coquerel, le premier secrétaire du Parti socialiste (PS) Olivier Faure, le secrétaire national du Parti communiste français (PCF) Fabien Roussel, notamment.

Dans la salle se trouvaient également les sénatrices Esther Benbassa (EELV) et Sophie Taillé-Polian (Génération.s), le député socialiste Boris Vallaud ou encore le patron des sénateurs PS Patrick Kanner. «Nous demandons tout simplement au gouvernement de cesser d’imaginer des dispositifs qui freinent les signataires du RIP», a expliqué ce dernier. 

«Nous sommes dans une réunion peu banale, avec des parlementaires de toutes ces sensibilités, des parlementaires centristes, des parlementaires de droite, on est dans une configuration assez inhabituelle», a relevé le député PCF Stéphane Peu, organisateur de l'événement, en introduisant le meeting. Auprès de la presse, Eric Coquerel a salué un meeting «historique», déclarant n'avoir jamais participé à une réunion avec des élus issus d'horizons politiques si différents.

Le Rassemblement national non convié

Interrogé sur BFM TV sur la tenue de cette réunion, la présidente du Rassemblement national (RN) Marine Le Pen a dénoncé le «sectarisme» des organisateurs, son parti n'ayant pas été invité. Opposée elle aussi à la privatisation d'ADP, elle a appelé les Français à soutenir le RIP. 

Initié par des parlementaires PS, le référendum d'initiative partagée a été enclenché il y a deux mois avec des députés et sénateurs allant de LFI à LR. Les opposants aux projets dénoncent une «absurdité financière» et l'abandon au privé d'un outil stratégique, à l'heure de la transition écologique. Ils s'opposent également à la privatisation d'une entreprise qui est un «monopole de fait».

La période du recueil des 4,7 millions de signatures nécessaires à l'organisation d'un référendum d'initiative partagée sur l'avenir d'Aéroports de Paris s'est ouverte à minuit le 13 juin, pour une durée de neuf mois. 

Lire aussi : Panique ? Philippe veut tout faire pour restreindre au maximum le référendum d'initiative partagée





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