A l’occasion de son passage sur LCI ce 17 février, Alain Finkielkraut est revenu sur l'agression verbale dont il avait été victime la veille, en marge de l’acte 14 des Gilets jaunes à Paris. Revenant sur l’incident, l’académicien a décrit l’un de ses agresseurs : «Il y en a un en plus, avec une légère barbe, qui me dit [...] : "Tu es un haineux, tu vas mourir, Dieu va te punir". Cela c’est la rhétorique islamiste. Et elle était là.»
VIDEO⚡️#AlainFinkielkraut décrit l'un de ses agresseurs (tout en précisant que ce n'étaient pas des #GiletsJaunes d'origine) : «Il y en a un avec une légère #barbe qui me dit “Dieu va te punir”, ça c'est la rhétorique #islamiste».#Finkelkraut#StopAntisemitismepic.twitter.com/QgoQSXOfcI
— fandetv ن 🙂 (@fandetv) February 17, 2019
Sur l’une des nombreuses vidéos relayées sur les réseaux sociaux, on peut en effet apercevoir un homme, portant une légère barbe lui lancer non sans rage : «Elle est à nous la France, espèce de raciste, espèce de haineux [...], tu vas mourir, tu vas aller en enfer, Dieu va te punir, le peuple va te punir.»
🔴Quand les #GiletsJaunes croisent le philosophe Alain #Finkielkraut boulevard du Montparnasse, à #Paris, et l'insultent copieusement.#Acte14#ActeXIVpic.twitter.com/Rgt8ClrAf3
— Yahoo Actualités (@YahooActuFR) 16 février 2019
Au milieu de l'émotion unanime qu'a suscité l'incident, nombre de personnalités politiques n’ont pas pris le soin de dissocier les personnes à l’origine de cette altercation de l’ensemble des membres du mouvement. Un Gilet jaune portant une kippa lors des rassemblements du mouvement a de son côté fait savoir qu'il n'avait personnellement été «victime d'aucun antisémitisme» lors des actes de la mobilisation.
Shabbat shalom, et merci, pour ton geste !!
— POLGE Aimé (@PolgeAime) February 17, 2019
Baruch Hachem ! Je porte le gilet jaune et la kippa "en même temps" et ça se passe très bien. Je ne suis victime d'aucune forme d'antisémitisme. Au contraire tout le monde vient vers moi pic.twitter.com/QWhjRaScmV
Pas des «Gilets jaunes d'origine»
Alain Finkielkraut, lui n’a pas associé ses agresseurs aux «Gilets jaunes d'origine». «C'est un groupe de gens politiquement difficilement situables, un mélange de gens de banlieues, de l'extrême gauche et peut-être des soraliens», estime-t-il avant d’ajouter qu’il a été «l'un des seuls intellectuels à avoir soutenu le mouvement à ses débuts» et qu'il n'aurait «pas subi ça sur les ronds-points».
Au lendemain de cet incident, le parquet de Paris a annoncé avoir ouvert une enquête pour «injure publique en raison de l’origine, l’ethnie, la nation, la race ou la religion, par parole, écrit, image ou moyen de communication électronique». La Brigade de répression de la délinquance à la personne (BRDP) a été chargée de mener les investigations. Alain Finkielkraut a pour sa part fait savoir qu'il n'envisageait pas de porter plainte.
Lire aussi : Acte 14 : après trois mois, la mobilisation des Gilets jaunes se poursuit (EN CONTINU)
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