«Le Tribunal arbitral du sport (TAS) a estimé que les preuves avancées par le CIO n'avaient pas le même poids dans chaque cas individuel», a jugé le TAS le 1er février. Cette décision ouvre ainsi la porte à une participation aux JO d'hiver de Pyeongchang de 28 des 39 athlètes russes qui avaient été bannis à vie par le CIO pour des violations des règles sur le dopage lors des JO de Sotchi en 2014.
Selon le jugement du TAS, dans ces 28 cas, les preuves avancées sont «insuffisantes» pour établir qu'«une violation des règles antidopage avait été commise par les athlètes». «En ce qui concerne ces 28 athlètes, leurs appels sont confirmés, leurs sanctions annulées et leurs résultats individuels obtenus à Sotchi 2014 sont rétablis», poursuit le jugement.
Athlètes #russes 🇷🇺 privés de #JO sur la foi «d'indices» de #dopage : quand la logique du #CIO passe mal
— RT France (@RTenfrancais) 24 janvier 2018
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Le TAS a par ailleurs partiellement retenu les appels des 11 autres athlètes russes, maintenant leur interdiction de participer aux JO PyeongChang pour violation des règles antidopage, mais levant leur suspension à vie.
Une décision «juste» qui satisfait Moscou
Le responsable du comité olympique russe Alexander Zhukov s'est montré satisfait de la décision du TAS qu'il estime «juste». «Depuis le départ, nous avons répété que nos athlètes ne sont pas impliqués dans des affaires de dopage, et nous sommes désormais heureux que leur noms aient été lavés et leurs récompenses rendues», a-t-il affirmé. Une décision qui a également été saluée par le Kremlin, qui a assuré par la voix de son porte-parole Dmitry Peskov que Moscou «continuerait à prendre les mesures légales pour défendre les athlètes russes bannis des JO par le CIO».
La participation de ces 28 athlètes russes aux JO est cependant loin d'être acquise. Réagissant au jugement, le CIO a tenu à faire savoir que la levée de leur suspension «n'entraînait pas une participation automatique». «Ne pas être sanctionné ne confère pas automatiquement le privilège d'une invitation», a ainsi expliqué le CIO dans un communiqué.
Pour justifier l'éviction de nombreux athlètes russes des prochains JO d'hiver en Corée du Sud, le CIO avait décidé de se baser sur des «indices» de dopage éventuel sans pour autant avancer de preuves, provoquant des réactions scandalisées dans le monde du sport et au delà.
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