Actualité en France Ads (728x90)

Info et actualité en direct - Toutes les actualités et infos !!!



Des dizaines de manifestants se sont livrés à des affrontements avec la police près du Vatican le 5 février, en marge de la visite du président turc Recep Tayyip Erdogan.

Malgré l'interdiction des manifestations pendant 24 heures prononcée par le pape François, environ 200 manifestants pro-kurdes ont défilé dénonçant notamment «un crime contre l'Humanité» en cours à Afrin, en Syrie. Le rassemblement est devenu violent lorsque certains protestataires ont tenté de forcer le barrage de policiers pour s'approcher du Vatican. Ces derniers ont alors répliqué en faisant usage de leur matraque.

Auteur: RT

Au moins deux personnes ont été arrêtées et une blessée.

3 500 policiers avaient été dépêchés spécialement à Rome en prévision de la visite du président turc, la première pour un chef d'Etat turc au Vatican depuis 59 ans.

© Stefano Montesi / Getty
Un manifestant a été blessé

La question de Jérusalem évoquée

Le président turc Erdogan avait prévu de remercier le pape pour avoir contesté la décision début décembre 2017 du président américain Donald Trump de reconnaître Jérusalem en tant que capitale d'Israël. «Nous sommes tous les deux pour la défense du statu quo», avait commenté Recep Tayyip Erdogan, ardent défenseur de la cause palestinienne dans un entretien accordé le 4 février au quotidien italien La Stampa. Sans surprise, le pape François et le chef d'Etat turc ont convenu ce 5 février de souligner l'importance de la paix et de la stabilité au Moyen-Orient, mais sans rentrer dans les détails.

Un ange de la paix, qui étrangle le démon de la guerre

Le souverain pontife, joignant le geste à la parole a offert au président de la Turquie un médaillon en bronze d'une vingtaine de centimètres de diamètre. «Ceci est un ange de la paix, qui étrangle le démon de la guerre», a détaillé le pape François. «C'est le symbole d'un monde basé sur la paix et la justice», a-t-il ajouté. 

L'ombre de la question kurde

Les deux hommes d'Etat ont également rappelé l'importance du respect des droits de l'homme mais tout en restant dans les généralités, se gardant d'aborder les sujets qui fâchent.

Depuis le 20 janvier dernier, la Turquie mène des attaques en Syrie contre la région d'Afrin, visant officiellement à éloigner de la frontière turque la milice kurde des Unités de protection du peuple (YPG), une organisation classée comme terroriste par Ankara mais alliée de Washington dans le conflit syrien.

Pour autant, aucune référence n'a été faite à la question kurde lors de la rencontre. En juin 2016, les relations entre Ankara et le Saint-Siège s'étaient notablement refroidies à l'occasion d'une visite du pape en Arménie. François avait alors utilisé le mot «génocide», que la Turquie réfute pour qualifier les massacres d'Arméniens en 1915 et en 1916. Ankara avait alors fustigé «une mentalité de croisade».

Lire aussi : Indignés par la vidéo du corps mutilé d'une combattante, les Kurdes accusent les rebelles pro-turcs





Enregistrer un commentaire

Réagissez vite

:: A DECOUVRIR EGALEMENT ::

loading...