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Ils se seraient immolés par le feu après avoir laissé une lettre annonçant leur suicide. Trois personnes, un couple et un adolescent malade de 16 ans, ont péri lundi matin dans l'incendie de leur maison, dans le petit village de Rasiguères (Pyrénées-Orientales). La thèse du suicide familial est pour l'instant privilégiée selon le parquet de Perpigan.


Un courrier explicite, du liquide inflammable

Les pompiers, alertés vers 10 heures pour l'incendie de la maison de deux étages, ont découvert à l'intérieur les corps des trois habitants: un homme de 70 ans, soigné pour un cancer, sa compagne de 43 ans, et le fils de cette dernière. Cet adolescent de 16 ans souffrait de la maladie de Gilles de la Tourette, trouble neurologique caractérisé par des tics très handicapants. «Ils ont laissé un courrier manuscrit expliquant qu'ils avaient décidé de mettre fin à leurs jours, qu'ils avaient agi en toute liberté, qu'ils souhaitaient partir tous les trois ensemble parce qu'ils s'aimaient», a déclaré le procureur adjoint de Perpignan, Luc-André Lenormand, qui s'est rendu sur place. Cet écrit avait été «signé par les trois personnes».

Les cartes nationales d'identité des deux adultes et de l'adolescent avaient été laissées en évidence sur un meuble à l'entrée, de façon à ce qu'il n'y ait «aucun doute sur la volonté des personnes». «Un autre écrit avait été rédigé par traitement de texte, précisant les dispositions à prendre suite aux décès: les dernières volontés, la musique pour la messe, la couleur des fleurs à acheter», a mentionné le magistrat.

Les corps des adultes ont été découverts dans la chambre de l'homme et de la femme au premier étage. Le corps de l'adolescent a été découvert dans une autre chambre sous les combles de leur maison, située en plein coeur de ce village pittoresque construit à flanc de colline. Beaucoup de liquide inflammable a été retrouvé devant l'entrée de la chambre des adultes et dans une autre pièce adjacente, selon les premiers éléments de l'enquête.

Une famille en grande souffrance

Les victimes s'étaient «apparemment aspergées de ce liquide inflammable, une sorte de pétrole pour poêle domestique vendu en grandes surfaces». «Pourquoi se sont-ils immolés ? Ils ne l'expliquent pas», a dit le magistrat. Cependant, «l'homme souffrait d'un cancer qui s'était propagé rapidement. Sa compagne était également sa tutrice», a précisé le procureur adjoint.

Les corps calcinés ont été transportés  en vue d'une autopsie à l'Institut médico-légal de Montpellier, qui devra conforter ou non la thèse du suicide familial. Il est «trop tôt pour dire qui a agi» en répandant notamment le liquide inflammable, a souligné le magistrat.

«La population est bouleversée», a simplement commenté le maire du village de 160 habitants, Roger Chebille. Le maire avait lui-même alerté les pompiers. L'incendie avait débuté vers 10 heures, selon le Centre opérationnel départemental d'incendie et de secours (Codis) à Perpignan. Les pompiers étaient intervenus avec une quarantaine d'hommes.






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