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L'oncle de Ludivine Chambet, 30 ans, l'aide-soignante suspectée d'avoir empoisonné mortellement six pensionnaires d'une maison de retraite près de Chambéry (Savoie), n'en est pas revenu quand il appris la nouvelle. C'était jeudi midi et il regardait la télévision avec sa femme.  «Ça nous a fait un choc. Ça nous est tombé sur la tête», a confié Bernard vendredi.

Ludivine Chambet a été mise en examen et écrouée jeudi pour avoir empoisonné neuf pensionnaires âgés de 76 à 93 ans, dont six mortellement, expliquant avoir voulu «soulager leurs souffrances» sans parler d'euthanasie.

Bernard, frère de Gérard, le père de Ludivine, a expliqué que sa nièce «n'était pas quelqu'un de méchant». «Je ne pense pas qu'elle aurait fait ça pour leur faire du mal», a-t-il déclaré à l'AFP. «Elle a fait une sorte de dépression après la mort de sa mère» d'une leucémie en juin, a raconté cet habitant de Challes-les-Eaux (Savoie), comme Gérard. Cette fragilité a d'ailleurs été évoquée vendredi par Michèle Delaunay, la ministre déléguée aux Personnes âgées.

Bernard décrit sa nièce comme une «une fille sérieuse, qui a toujours travaillé». «Elle était très près de sa mère, Solange. Elles ne faisaient qu'un, elles étaient toujours ensemble. C'était vraiment un rapport fusionnel. Elle était très souvent chez sa mère et inversement», a-t-il souligné.
Ludivine, qui louait un appartement à La Ravoire, près de Chambéry, était venue habiter chez ses parents à Challes-les-Eaux quand sa mère, femme de ménage, est tombée malade d'une leucémie aiguë en 2012.

«Elle allait sur la tombe de sa maman tous les jours»

«Sa mère a beaucoup souffert. Ils ont essayé de la sauver en lui faisant une greffe de moelle osseuse. Mais ces maladies-là, c'est comme la mauvaise herbe: si vous en laissez dans le jardin, ça repousse», a-t-il noté. Après 13 mois de maladie, dont 7 mois d'hospitalisation à Grenoble (Isère), Solange est morte le 27 juin 2013, à l'âge de 62 ans.

Depuis, Ludivine «avait des problèmes de fatigue, elle n'arrivait pas à s'en remettre», a décrit Bernard, en se demandant si les actes pour lesquels elle est poursuivie ont un lien «avec la souffrance et le décès de sa mère». Le parquet de Chambéry en a fait jeudi l'une des pistes de l'instruction.
«Il y a encore trois semaines, je l'ai croisée au cimetière, a glissé Bernard. Elle allait sur la tombe de sa maman tous les jours, parfois plusieurs fois par jour.»
Le père de Ludivine a lui aussi appris jeudi midi pourquoi les policiers étaient venus chercher sa fille deux jours plus tôt - elle a été placée en garde à vue mardi. «Depuis, il est fou. Ma femme a passé tout l'après-midi avec lui, il a pleuré tout le temps. Il a dit : J'ai perdu ma femme cet été et maintenant, c'est ma Lulu qui est partie !
», raconte Bernard.





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