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Coup de tonnerre chez les Insoumis. Andréa Kotarac, ancien membre de l'équipe de campagne de Jean-Luc Mélenchon durant la présidentielle, a annoncé le 14 mai son départ de La France insoumise (LFI) et son projet de voter pour la liste du Rassemblement national (RN) aux élections européennes. Cela afin de «faire barrage» à Emmanuel Macron, selon l'interview qu'il a donnée à la revue Eléments.

«Emmanuel Macron a catalysé la colère des Français. La colère sociale, l'inégalité sociale, l'inégalité territoriale, l'inégalité fiscale, il y a répondu par l'arrogance, il y a répondu par l'insulte auprès du peuple français», s'est insurgé l'élu de la région Auvergne-Rhône-Alpes sur le plateau de BFMTV, expliquant appeler à voter pour «la seule liste souverainiste qui met en avant l'indépendance de la France et qui est la mieux à même de faire barrage à Emmanuel Macron ainsi qu'à ce rouleau compresseur antisocial».

Mais ce n'est pas tout : le désormais ex-conseiller régional LFI juge sévèrement la formation politique qu'il quitte, et en particulier ce qu'il considère être une focalisation sur les sujets sociétaux, au détriment des problématiques sociales. Selon lui, LFI «ne défend plus les intérêts du peuple mais ceux de la gauche». Dans un contexte selon lui de «balkanisation» de la société française, Andréa Kotarac dénonce l'installation de «concepts diviseurs» au sein de LFI, évoquant «réunion[s] réservée[s] aux femmes» et écriture inclusive.

Andréa Kotarac a confirmé avoir rencontré la présidente du RN Marine Le Pen par laquelle il a été «rassuré» sur les questions sociales. S'il n'adhère pas au RN, il prévient néanmoins que «le contexte politique actuel nécessite un barrage à Emmanuel Macron», prophétisant que si ce dernier arrivait en tête, il «accélère[rait] ses réformes anti-sociales».

«On a oublié cette pensée souverainiste, républicaine, laïque», s'est encore désolé Andréa Kotarac sur BFMTV.

L'élu a par la suite indiqué sur Twitter vouloir «rendre son mandat de conseiller régional» conformément à «l'éthique qui est la [s]ienne».

Condamnations à gauche, le RN aux anges

Andréa Kotarac avait été élu en 2015 sur la liste PS/MRC/EELV/PG du socialiste Jean-Jack Queyranne et siégeait au sein du groupe d'élus Rassemblement citoyen écologiste et solidaire (RCES), qui a décidé de «l'exclure» du groupe, a-t-on appris sur Twitter.

De son côté, le Parti de Gauche (une composante de LFI), auquel appartient Andréa Kotarac, a également prononcé son «exclusion» immédiate, dans un communiqué publié le 14 mai, au motif que sa décision d'appeler à voter pour le RN allait «à l'encontre de tous les principes républicains que défend[aient] le Parti de gauche et la France insoumise».

Elliott Aubin, élu LFI dans le Ier arrondissement de Lyon, un «ami» d'Andréa Kotarac, s'est dit «abasourdi» et «sidéré» par cette nouvelle, évoquant dans un post Facebook «une cynique trahison politique à quelques jours d'un scrutin».

«Incompréhension, trahison. Condamnation absolue. On ne combat pas Macron avec le RN. On combat les deux quoi qu'il en soit», a pour sa part déclaré Benoît Schneckenburger, candidat LFI pour les européennes, sur Twitter.

Un coup monté

Le chef de file des Insoumis Jean-Luc Mélenchon est lui aussi monté au créneau le 15 mai, également sur le réseau social : «Pour solde de tout compte : Kotarac est le nom d'une boule puante de fin de campagne. Un coup monté. Le soutien d'un tel traître à ses amis déshonore ceux qui compteraient en profiter. Qu'il respecte au moins les électeurs. Elu contre le FN, il doit démissionner de son mandat.»

Le RN a lui salué dans un communiqué le «courage et la lucidité de cet élu réellement insoumis, qui a compris que la dynamique du RN était la seule capable de stopper la politique d'Emmanuel Macron et avec elle, la soumission de la France à la politique néfaste de l'Union européenne».

Le départ d'Andréa Kotarac de LFI n'est pas sans rappeler celui,en novembre dernier, de Djordje Kuzmanovic, ancien conseiller aux affaires internationales de Jean-Luc Mélenchon qui disait incarner une «ligne républicaine, laïque, souverainiste et jaurésienne» face à des nouveaux cadres «majoritairement issus du militantisme gauchiste». Il avait par la suite créé son propre parti, baptisé République souveraine.

Lire aussi : Européennes : Renaissance promet beaucoup mais reconnaît le manque d’influence du Parlement





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